28
mai
2008
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que le divin se fasse enfiler par le simple d'esprit, il en prendra de la graine...
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06
mai
2008
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2008
Pas de repères naturels ou évidents et pas demain la veille qu'il sera possible de se fendre la gueule de manière fabuleusement génétique avec la familiarité des odeurs tapissant comme des mains tripoteuses les muqueuses des fosses nasales. Rien encore dans la gorge qui puisse conduire directement à la cuvette, avalant quatre gallons par flushage et pas moyen, surtout, de vomir à l'aise sans couvrir d'une façon ou d'une autre, par je ne sais quel subtil et sonore moyen le haut-le-coeur fébrile, image à la fois molle et dure, illustration du plaisir de décider de ce qui part et de ce qui reste. Non! Pas encore reçu la transfusion définitive, pas encore été atteint par l'hépatite hexagonale, pas encore capable de passer le bout de la langue entre les dents d'en avant, pas encore accepté de sortir de là les pieds devant. Encore, encore une dose, une autre dose et puis une autre et une autre et encore, encore, je veux distiller dans mon sang l'air poussiéreux du vent engouffré entre les buildings, les trottoirs encore sablonneux, les rues luisantes, les chars glissant dessus exhalant de longs soupirs, et la lance longue de la nuit au bout de laquelle se balance ma tête aux yeux incrédules, ronds comme des boules de pool prêtes au rebound nostalgique, sensible à la détente comme la gâchette d'un gun bleui tel l'acier chauffé, refroidi, chauffé, refroidi, encore et encore, qui a tiré tant et plus sur tout ce qui bouge depuis que j'ai été craché du ventre, que j'ai glissé, encore pendu du nombril, entre les jambes de la Terre, habillée pour l'occasion, de coton verdâtre, couchée sur le dos, orteils au ciel et tête en enfer.
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