Profession: Artiste.

Martin  BANVILLEMartin BANVILLE
Démarche, parcours, oeuvre 
 
Martin Banville est un artiste peintre québécois immigré en France depuis 2007. Diplômé de la Faculté des Arts et des Sciences de l'Université de Montréal, adjoint à l'enseignement au Département d'Arts Plastiques et enseignant à l'Université du Québec à Montréal (UQAM) dans le cadre de formations d'artistes créateurs en multi-média de 2001 à 2005, il a travaillé comme peintre de scène et concepteur de décors de théâtre et de productions vidéographiques au long des années 80 et 90. Il s’adonne à plein temps à la recherche picturale dans son atelier de Colmar.

L’œuvre de Martin Banville est le résultat d’une démarche picturale d’une trentaine d’années reposant sur la pratique et le développement d'une gestuelle méditative et spirituelle du trait, de la recherche du volume et de la profondeur, de la coexistence de l’opacité et du translucide dans des tableaux  qui sont des fenêtres ouvertes sur des atmosphères éthérées, à l’image de ce que suggèrent les observations surprenantes de cristaux à l’aide d’un microscope électronique ou des lointaines galaxies  vues d’un télescope orbital.

La palette de couleurs de Banville est multiple, libre, brillante, parfois même contradictoire et irrévérencieuse, sans cesse harponnée par l’intuition d’une harmonie complexe se dévoilant au fil d’un patient travail d’exploration d’un médium (la peinture) millénaire.

L’intention de l’artiste est de donner une facture picturale à l’étrange équilibre qu’il croit exister entre le connu et l’inconnu, l’immense et le minuscule, le visible et l’invisible, le concevable et l’inconcevable. Toute la spécificité de son travail est là : donner le plus possible à voir la plus grande abstraction possible et là s’ouvre alors pour le spectateur le terrain de jeu de sa propre sensibilité.

Le regardant est convié à faire et à refaire l'expérience de la perception sans être conduit par un mode d'emploi du regard et de l'interprétation autre que le sien propre. Il n'est soumis à aucun code de signification intégré à l'oeuvre qui se présente à lui. L'intention de l'artiste est simple et détachée: sa sensibilité, l'acuité de son regard et ses techniques longuement développées sont mises à la disposition du mystérieux désir d'expression universel.

How to use it!

Martin Banville
Process, history, work.


Martin Banville is a Quebec painter and has been residing in France since 2007. He graduated from the Arts and Sciences Faculty of the Université de Montréal and has held positions as teaching adjunct and lecturer at the Université du Québec à Montréal (UQÀM), teaching to multi-media artists between 2001 and 2005. During the 80’s and 90’s, he has worked extensively as set painter and set director for theatrical and video productions. He now works full time in his workshop, located in Colmar.  

Martin Banville’s body of work is the result of a process developed over 30 years. It rests upon the development of a meditative and spiritual approach to composition, the search for volume and depth and the interplay between opaque and translucent. The paintings are windows, opening on ethereal atmospheres which bring to mind the wonder of gazing upon the intricacies of the infinitely small through an electronic microscope or the overwhelming magnificence of distant galaxies as seen via an orbital telescope.

Banville’s palette is multiple, free, shining and at times contradictory and irreverent, as it is grasped by an intuition of a complex harmony that is progressively revealed through a persistent and serene exploration of millennial medium of painting.
 
The artist’s intention is to depict the equilibrium he perceives between known and unknown, immense and minuscule, visible and invisible, what we can and cannot conceive of. This is the focal point of Banville’s work: enable the spectators to explore their own sensibilities through the presentation of vast abstractions.
 
The observer is led to multiple perceptive experiences; unconstrained by how-to manuals of interpretation, save for his or her own. The works presented are free of built-in signification and interpretive guidelines, which follows from Banville’s simple intention of making his trained eye, sensibility and his finely honed techniques available to the universal desire to express oneself.
 

Démarche artistique

Ma démarche artistique prend sa source dans la fascination qu’exerce, depuis l’enfance, la couleur sur mon esprit. La perception de la couleur, d’une façon passive et totalement disponible suscite une sensibilité intuitive que j’ai observée, par exemple, à l’époque, chez nombre d’artistes du romantisme anglais, de l’expressionnisme allemand ou encore de l’impressionnisme et du cubisme, par exemple, puisqu’il est utile ici d’évoquer certaines références. Voilà sans doute pourquoi, dès le départ, j’ai privilégié le travail intuitif et méditatif sur la couleur lors de mes études en Arts jusqu’à aujourd’hui. (Sans doute, également, qu’une myopie précoce m’aura permis d’apprendre à distinguer les volumes et les formes par la simple perception de la lumière d’abord et ensuite par l’articulation conséquente de la couleur dans l’élaboration physique de l’environnement.)

J’insiste particulièrement sur le point suivant parce qu’il constitue la base de toute ma démarche : travail méditatif parce qu’il faut « arrêter » l’esprit pour le rendre le plus disponible possible au travail de l’intuition qui consiste à « voir ». Le travail subséquent consiste à rendre le plus précisément possible ce qui a été « vu ». Ce peut être une atmosphère, une forme, un mouvement et à d’autres niveaux le rendu d’une forme d’écriture, d’une structure intelligible bien que complexe, d’un discours autre qui échappe, de par sa nature, au « connu ».

Il est évident qu’un discours sur une démarche artistique reposant sur des postulats d’une telle abstraction peut être difficile, mais le fait est que l’œuvre ne sera jamais ce qui a été vu (tout comme le mot, dans ce texte, ne constitue pas la chose), ce qui a été perçu, ce qui a été senti par l’artiste, mais constituera, idéalement un travail progressif qui n’atteindra jamais son but : une transcription parfaite, arrêtée, pérenne, qui, faut-il le répéter, ne sera jamais le vu ,le transcrit. Ma démarche ne peut alors se concevoir que dans le mouvement, la recherche perceptive, la mobilité du sens et la conséquente (l’inévitable) ouverture sur l’inconnu.

Cette direction de travail trouve des échos visuels et une inspiration certaine dans ce qu’offrent à voir les images générées par les télescopes orbitaux et les microscopes électroniques. Ces dispositifs nous donnent des images de l’inconnu et répondent remarquablement à la soif perceptive humaine, tout en la déstabilisant, en la relativisant dans l’espace que l’humain croit occuper dans l’Univers.

Le « donné à voir » de mes travaux cherche à inviter, à intimer le spectateur à aller au-delà d’une perspective arrêtée qu’on tente toujours naturellement, en tant qu’auteur, artiste, à lui imposer. Je cherche à offrir un champ de perception certes structuré (en apparence) mais offrant la possibilité d’y voir plus, d’y sentir plus, d’imaginer plus que ce qui est offert. Je cherche, en définitive, à déstabiliser l’œil du spectateur de manière à ce qu’il doive réaliser un travail personnel devant ce qui lui est donné à voir. Plus simplement, je veux que le spectateur investisse du temps devant une œuvre et que de ce fait, passivement, fasse l’expérience de la perception sans investissement de son intellect qui le retient au monde du connu sans lui donner de réelle liberté. Le but de ma démarche est d’offrir, par la perception, une occasion de liberté et de perceptivité, sans effort, sans direction et sans balises.

Des éléments simples, tels que les formes géométriques, les formes organiques, la couleur, la lumière, les volumes, les profondeurs, peuvent, par leur jeu, leur influence, leurs combinaisons, constituer une syntaxe perceptive lisible, intelligible et utilisable par n’importe qui capable de perception visuelle. Il n’y a là rien qui sollicite un regard « éduqué ». Il n’est pas question d’éduquer et de diriger le regard, il est question de susciter sa liberté et sa disponibilité.

Il m’est évident que dans un monde tel que le nôtre, empreint de conflits et de crises, de désordres écologiques et de dysfonction profonde de la relation de l’homme à son environnement, il y a un travail individuel à faire qui consiste principalement à développer la disponibilité du regard délesté du filtre que constituent les institutions, le politique, le religieux, le culturel, le formatage. Et si je devais justifier d’un engagement personnel dans la marche et dans l’avenir de ce monde et de ses sociétés, je dirais que j’essaie de travailler à susciter le développement d’une capacité humaine à voir, librement, en marge de n’importe quel conditionnement, culturel, politique. Bien sûr il s’agit-là d’un travail qui demande beaucoup d’attention et de vigilance. Ma démarche, entreprise depuis une trentaine d’années, cherche à aider l’avènement individuel d’une prise de conscience de la liberté requise pour voir, d’une façon honnête, libre et personnelle la réalité, quelle qu’elle soit. Convier le spectateur à une observation passive et libre contribue certainement, à mon sens, à développer chez l’humain une plus grande conscience, une plus grande disponibilité perceptive et partant, une meilleure aptitude à vivre calmement dans la recherche d’une plus grande vérité.

On pourrait aussi préciser comme suit l’intention de cette longue démarche qui n’aura sans doute pas de conclusion : Il s’agit de donner une facture picturale à l’étrange équilibre de l’intuition qu’il semble exister entre le connu et l’inconnu, l’immense et le minuscule, le concevable et l’inconcevable. Toute la spécificité du travail est là : donner le plus possible à voir la plus grande abstraction possible, la plus libre, pour que s’ouvre alors chez le spectateur le terrain de jeu de sa propre sensibilité, non soumise, le rêvons-nous, aux diktats d’une culture qui n’est pas, on le sent bien, aussi libre qu’elle le prétend ou qu’elle pourrait l’être si elle n’était sans cesse récupérée et ensuite formatée. Il paraît indéniable que l’art et la culture ne trouvent désormais de viabilité que dans une vaste entreprise de digest lucratif qui pervertit la fin de l’art sur le sable de l’arène où la compétition sauvage emporte souvent les plus sensibles.



Pastel huile 100cmX100cm 1985    Pastel huile, 85cm X 71cm 1992

Les deux œuvres reproduites ci-haut illustrent l’un des fondements de la démarche picturale entreprise dans les années 1980. La génération de l’image se fait ici par gestuelle répétitive d’un trait modulé et par l’utilisation intuitive de la couleur, créant une multiplicité de parcours visuels, de jeux de volumes et de profondeur suscitant chez le spectateur un regard passif et disponible. Ces travaux sont réalisés au pastel à l’huile (qui malheureusement atteint assez rapidement un seuil de saturation qu’il faut augmenter par l’application de couches de polymère sur lesquelles on peut ensuite réappliquer le pastel à l’huile).



Sculpture picturale 200cmX150cm Pastel à l’huile sur papier kraft de fort calibre (exposé à même le sol) 1984

Cette sculpture picturale dont les volumes sont à la fois physiques et dessinés renvoie également à la préoccupation fondamentale d’inciter le regard à une perception passive forçant, par là même, une plus grande disponibilité sensorielle et intellectuelle. Il s’agit ici de mettre en échec toute référence au monde du connu et d’inciter le spectateur à exploiter librement et inévitablement ses capacités de perception personnelles et exclusives.




Densité 2.1 medium mixte sur Canson de fort calibre 2006

Le travail ci-haut, (Densité 2.1), réalisé pour un groupe de musique de rock progressif underground québécois, est un exercice de synesthésie réalisé à partir d’une bande sonore de ce groupe. Là encore s’impose un mouvement pulsatif du regard qui plonge au centre du tableau dans les profondeurs sombres générées par les basses fréquences et attiré ensuite par les zones foncées, en creux qui gravitent en périphérie autour desquelles gravitent également des éléments plus fins, détaillés et colorés (correspondant à l’éventail des sonorités de fréquences plus élevées) qui déstabilisent le mouvement naturel de l’œil (ou de l’esprit?) et le renvoie vers les zones sombres et notamment, celle du centre. Le résultat de cet exercice synesthésique sur le mouvement de pulsation du regard pose la question suivante : la réceptivité sensorielle humaine répond-elle aux mêmes lois physiques que celles qui régissent l’univers que nous sommes capables de percevoir? Le regard est-il soumis à une certaine gravité? Cela pose aussi la question suivante : convient-il de séparer l’observateur de ce qui est observé ou s’il n’est pas plus près de la réalité de considérer que l’observateur et l’observé constituent une seule et même chose et le cas échéant, comment faire voir cela? Ces questions font partie des préoccupations que je tente d’illustrer par le biais de la peinture. Mais, encore une fois, nous devons nous rappeler sans cesse que ce que nous percevons de la réalité est nécessairement et indubitablement conditionné par la lentille utilisée pour y parvenir et là se pose la question suivante : est-il alors possible de trouver un bypass pour parvenir à occulter les outils de perception?




Quantic Blues acrylique sur toile 75 cm X 95 cm 2012


Le travail ci-dessus pose cette question en introduisant, dans un environnement organique, des éléments non organiques à la géométrie nette. Une fois de plus, le regard plonge au centre de la toile, dans le rectangle (au sommet de la pyramide représentant ici la puissance relative de nos outils perceptifs) qui figure ce que nous sommes sûrs de percevoir et par la suite, sur les faces de la pyramide ce que nous pensons pouvoir éventuellement percevoir. Le reste, ce qui échappe à l’espace de la pyramide, figure ce qu’il y a véritablement à voir. Les pentes de la pyramide incitent le glissement du regard, par strabisme divergent vers la totalité de l’ensemble déstabilisé par les deux sphères suggérant que par la limitation de notre capacité de voir nous n’arrivons pas à observer ce qui nous observe déjà. Mais là encore, il ne s’agit que d’un parcours du regard privilégié ici par le peintre. Il y en a d’autres, indubitablement.



Perceptio non est cogitare acrylique sur toile 100cm X 150cm 2013


La perception, je le soupçonne fort, doit échapper à l’exercice et à l’influence de la pensée qui tente sans cesse de la contenir dans l’espoir de la définir (en s’appuyant sur des éléments de connaissance déjà accumulés dans la mémoire et de ce fait appartenant au passé qui n’a rien à voir à ce qui présente là, de suite, à l’instant à la perception), pour l’appréhender. Ce faisant, pourtant, la pensée arrête le mouvement de la perception et par là, limite la portée de cette dernière. La pensée a donc la fâcheuse habitude de conditionner la perception et de ce fait, la limite. Dans le travail ci-dessus, la pensée apparaît sous la forme d’une sphère qui occupe le centre du tableau et en constitue le seul élément statique. Il existe pourtant un lien ténu entre la pensée (tributaire d’un ensemble autonome de connaissances) et l’espace qu’ouvre l’exercice de perception libre et passive. La sphère centrale est timidement connectée à l’environnement par la pointe d’un voile diaphane se déployant dans la totalité du tableau. L’œil y est sans cesse attiré par la sphère centrale mais l’environnement coloré, mouvant et organique exerce sur l’œil une intimation à ignorer la sphère bien que celle-ci continue pourtant à harceler le regard. Par contre, les points lumineux fondus dans l’atmosphère de la périphérie aident l’oeil à se détacher progressivement de la sphère centrale et à migrer vers la globalité de l’espace et y explorer librement les nombreux parcours.



Soul Escapes medium mixte sur Canson de fort calibre 2008


Soul Escapes, ci-haut, est une tentative d’illustration de la structure complexe et rayonnante du cerveau et partant de l’univers, pouvant être entrevue par les capacités perceptives de l’humain. Le travail, ici, montre une construction où chaque élément est fermé et isolable dans l’espace, pouvant être perçu et considéré individuellement pour ce qu’il est ou paraît être. Pourtant il fait partie d’un réseau observable alors par le biais d’une vison globale, essentielle pour percevoir ou encore se soumettre à la complexité.



Fallacis Fracturae acrylique sur toile 116cm X 150 cm 2013


La fracture fallacieuse (le travail visible ci-dessus), fait référence à l’habitude humaine de séparer l’observateur de l’observé. Les deux mondes/environnements/univers visibles sur le tableau sont séparés par une fracture relativisée par la pénétration d’un des mondes dans l’autre, tout au centre du tableau, là où le regard glisse naturellement. La structure et la facture du tableau suggère que la scission entre les deux parties du tableau ne peut nier la parenté ou la parité des deux univers et que cette fracture pourrait disparaître au profit d’une unité harmonieuse qu’un regard passif et disponible, libre d’un conditionnement intellectuel préalable pourrait percevoir.

On aura compris sans aucun doute, en définitive, que la démarche picturale du peintre, ici, cherche à mettre le medium de la peinture au service du développement d’une faculté de percevoir passivement offrant de ce fait au cerveau une plus grande sensibilité à ses facultés intuitives indispensables au développement d’une vision globale et libre, le plus possible affranchie des limitations de la pensée tributaire d’une programmation tutélaire. Il est bien évident que tout ce travail s’alourdit ici de l’élément discursif qui semble en limiter la portée, mais nous devons quand même nous incliner avec gratitude devant le mot, à qui nous devons le privilège de communiquer.



Still Still in a Still Moment acrylique sur toile 60cm X 60cm 2011


Le travail ci-haut servira ici de conclusion à cette présentation. Il s’agit ici d’une œuvre figurative qui attire le regard sur l’œil d’un humanoïde, en position méditative, la tête penchée, au centre de la toile. L’œil ne regarde pas le spectateur, mais semble perdu dans un non-être et une-non observation qui ne sont pas une non-perception, mais un état méditatif. Tandis que de l’orbite vide du même personnage, figurant la lentille limitée à laquelle est assujettie notre vision du monde, de nous-mêmes, de notre environnement et de l’univers. Et pourtant, alentour et derrière cette orbite vide émane un environnement attirant, rayonnant et complexe que nous ne pouvons percevoir réellement et librement que dans un état où l’esprit n’est pas agité.
Cette démarche se poursuit toujours aujourd’hui à mon atelier de Colmar où j’effectue à plein temps des travaux de recherche et d’exécution.






 

Expositions à venir

Biennale de Thann, 20,21 et 22 avril 2018, Thann.

Expositions 2017

Rencontres de peinture no 2, Casino de Bussang, mars 2017
Premier Salon des Arts de Colmar, novembre 2017

Expositions 2016

12e Salon de Peinture et de Sculpture de St-Amarin, 19 et 20 novembre 2016
27e Salon de Peinture, Illfurth, Haut-Rhin, 12 et 13 novembre 2016
34e Art'Expo, Wittenheim, Haut-Rhin,  17,18 et 19 octobre 2016
Art'Bouans, Arbouans, Doubs, 8 et 9 octobre 2016
Rencontre Des Arts, Horbourg-Wihr, Haut-Rhin, 21 et 22 mai 2016
Hôpital Albert-Schweitzer, Colmar, janvier à mars 2016

Expositions 2015

Atelier du Peintre, Colmar, mars-avril 2015

Expositions 2013

Atelier du Peintre, Colmar, mars-avril 2013

Expositions 2012

La Rue des Peintres,  Eguisheim, septembre 2012
Le Salon de Peinture, Illfurth, novembre 2012


 

Expositions 2011

 Colmar, France, le 12 mars 2011
Rue des Arts à Barr, mai 2011
Carpentras, juin 2011
 

Expositions 2010

Festival Fantastic'Art, Gérardmer, France. janvier 2010
 Paris, France, février 2010
 Châteauneuf du Pape, France, du 2 avril  au 9 mai 2010
La Rue des Arts, Barr, Bas-Rhin, France, juin, juillet, août 2010
Performance peinture et musique, Galerie Célestin, Rochesson, Vosges, France, août 2010
Atelier/animation de peinture, La Baroche, Haut-Rhin, France, août  2010
 

Expositions 2009

Festival International du cinéma fantastique de Gérardmer, France.
Paris, France, juillet 2009
Paris, France, décembre 2009
Salon des Artistes Lorrains, Nancy, France, novembre 2009